An A-Z Guide To The Search For Plato's Atlantis

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    Joining The Dots

    I have now published my new book, Joining The Dots, which offers a fresh look at the Atlantis mystery. I have addressed the critical questions of when, where and who, using Plato’s own words, tempered with some critical thinking and a modicum of common sense.Read More »
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           J’ai découvert l’Atlantide

                          Jean-Michel Hermans

                                                Présentation de l’auteur :  

           Qui suis-je ?  Je ne suis pas archéologue ni préhistorien, je suis ethnologue, mais je me passionne pour la civilisation des mégalithes depuis trente ans. Après une maîtrise de sociologie, une maîtrise d’ethnologie, j’ai fait un doctorat troisième cycle d’ethnologie. Mon domaine c’était le Sahara, ma grande passion. Je l’ai parcouru en long, en large et en travers. Mon idole était René Caillé, l’explorateur saintongeais. Je rêvais de refaire son itinéraire de Tombouctou au Maroc. Je n’ai jamais réussi à le faire, hélas. J’ai néanmoins traversé le Sahara plusieurs fois. Cela m’a même amené à me retrouver à vivre pendant deux mois dans le bidonville de Dakar. Cela fait partie des petites péripéties de ma vie aventureuse mais c’est de l’histoire ancienne. Sinon j’ai eu la chance inouïe de découvrir des gravures rupestres inconnues des préhistoriens car situées sur un rocher en plein milieu du désert à l’écart des chemins habituels. Sur ce rocher la faune tropicale mais au milieu un animal inconnu. J’ai donc eu la chance de découvrir une nouvelle espèce animale. A première vue il s’agit d’un tapiridé. J’aurais pu le baptiser tapirus Hermansi mais je n’ai pas eu cette prétention. C’était en 1987, le professeur Théodore Monod, quasiment aveugle à l’époque, a été incapable d’en examiner la photographie, ce qui fut vraiment dommage. Par ailleurs j’ai publié un livre sur une population de chasseurs-cueilleurs du désert mauritanien. J’ai commis l’imprudence d’écrire qu’ils étaient les derniers chasseurs-cueilleurs de race blanche. Cela m’a amené les foudres de la bien-pensance car comme chacun sait les races n’existent pas et ils ne peuvent donc pas être de race blanche ! On m’a même accusé de racisme, un comble pour moi qui suis de sang mêlé, mère saintongeaise mais le père de mon père était belge et même si César a écrit que les Belges étaient la plus grande tribu gauloise ce n’est pas français. Mon grand-père belge était déjà de sang mêlé avec un père flamand et une mère wallonne. La bêtise est la chose du monde la mieux partagée !

     Je suis également un fervent défenseur de toutes les langues régionales, à commencer, évidemment, par la langue de mes ancêtres maternels, le patois saintongeais. J’ai commencé à m’intéresser au patois il y a aussi trente ans. C’est d’ailleurs cette découverte de la dialectologie qui m’a amené à m’intéresser à la langue parlée par les Mégalithiques. J’ai été très actif dans la défense de ce patois. En 2004 c’est moi qui suis allé rencontrer à Paris le directeur de la DGLF afin que le saintongeais soit reconnu langue de France. J’ai consacré treize années de ma vie, tous les jours sur l’ordinateur, des milliers d’heures sur l’ordinateur, des semaines et même des mois en bibliothèque afin d’établir la grosse bibliographie de la langue saintongeaise, publiée en 2015 avec près de 16 000 titres en patois. J’ai lu quasiment tous ces 16 000 textes et c’est comme ça que j’ai appris le patois, tout seul, en autodidacte. J’ai même commis une petite pièce de théâtre en patois mais sans prétention car je l’avoue, je suis un mauvais patoisant, pour la simple et bonne raison que je ne suis qu’un néo-locuteur. « Mais xiau patouê chèrentais qu’é-t-ou qu’o-l-é ? Eh beun o-l-étit la parlouère des pésans de cheux nous autes. D’aut’fouès les mondes causiant d’minme. Et xielle parlouère, bounes ghens, o-l-é si tellement jholi, si tellement biâ. O coule coume de la brêche. O faurait pas qu’o s’parde à c’t’heure. O s’rait raiment bin doumaghe ! »

     Autre facette de ma personnalité, j’ai une seconde patrie à laquelle je suis très attaché, les Philippines. Je m’y rends maintenant depuis 1991. J’y ai vécu plusieurs années et j’ai épousé une Philippine. Dans ma vie j’ai eu quelques petits malheurs mais il m’arrive parfois d’avoir un coup de chance ! J’ai eu un coup de chance il y a vingt-neuf ans, j’ai eu l’opportunité d’acheter une belle plage de 70 mètres avec un hectare de terrain. Enorme chance car à l’époque je l’ai payée un prix dérisoire. Aujourd’hui le prix des plages a explosé. Je viens d’apprendre qu’une plage de Cambadaling, à dix kilomètres de chez nous, vient d’être vendue  six-mille pisos (bisaya), soit cent euros le mètre carré ! Inutile de vous dire qu’aujourd’hui je suis incapable d’acheter une plage aux Philippines mais je dois dire que c’est mon épouse la propriétaire de la plage, pas moi. C’était mon cadeau de fiançailles ! Je suis aussi le seul Français à posséder des rizières aux Philippines, je vous rassure tout de suite,  des petites rizières. Aux Philippines je vis avec les Philippins, comme les Philippins. Etant catholique pratiquant je participe à toutes les activités religieuses du village notamment les processions. Je vais à la première messe tous les dimanches à quatre heures et demie le matin. Il fait encore nuit mais l’église est pleine ! J’ai eu une chance exceptionnelle, j’ai pu manger du boutiti, le poisson-globe qui recèle un poison mortel. Il n’y a que les vieux pêcheurs qui le mangent, les femmes et les enfants ne le mangent pas et aujourd’hui les jeunes pêcheurs ne le mangent plus. Je pense être le seul occidental à en avoir mangé. Je suis aussi le seul occidental à avoir traversé la cathédrale de Cebu, la basilique du Santo Niño, sur les genoux. J’avais eu un grave problème de santé imprévu. Le soir je ne sentais plus mes membres, comme si je n’avais plus de bras. Heureusement on avait pu trouver un automobiliste pour m’amener à l’hôpital d’Ormoc. Le médecin a tout de suite compris ce que j’avais, un virus tropical dans les poumons. Je ne sentais plus du tout mon corps, seulement que la tête. Il m’a mis un tuyau dans la bouche et m’a insufflé un produit dans les poumons. J’ai craché une pleine bassine de mucus vert comme de l’herbe ! Ce docteur m’a sauvé la vie et pour remercier le Seigneur d’être encore en vie j’ai accompli ce rituel de traverser la basilique sur les genoux. Mon épouse l’avait effectué quelques années auparavant pour remercier le Seigneur d’avoir trouvé un bon mari ! Je suis un chercheur très curieux, curiosité scientifique évidemment. Ayant vécu trois années au sein de ma belle-famille j’ai pu découvrir petit à petit la face cachée de la culture philippine, l’animisme. Les Philippins, bons catholiques, sont en même temps totalement animistes. Une fois j’avais une petite infection sur le genou. Mon épouse m’avait dit que j’avais dû traverser la rivière sans demander l’autorisation à l’esprit de la rivière ou bien que j’avais marché sur une fourmilière habitée par un esprit. Je devais donc payer ! On avait fait venir le vieux sorcier du village. Pour me soigner il a soufflé sur mon genou en faisant semblant de cracher tout en proférant des incantations. Inutile de vous dire que je suis quand même allé voir le médecin qui m’a fait une piqûre d’antibiotique. Aujourd’hui ne cherchez pas un sorcier comme ça aux Philippines, il n’y en a plus, c’est terminé !  L’immense majorité des Philippins ne savent même pas que ça a existé. Une autre fois on m’avait averti que des gens malintentionnés avaient procédé à un rituel magique pour me tuer. J’avoue que je ne savais pas quoi trop penser ? Heureusement ma belle-mère, fille de chaman, très bonne catholique mais  animiste traditionaliste, connaît tout de la tradition. Grâce à elle j’ai pu découvrir tout ce que les Philippins cachent aux étrangers et je pense être l’un des rares occidentaux à bien connaître l’animisme philippin. Elle m’a donc d’abord fait boire une potion magique. C’est le minimum ! Et j’avais dû dormir pendant une semaine avec une pierre noire attachée sur le nombril. J’ai donc bien connu l’animisme philippin de l’intérieur. J’ai eu la chance de découvrir les Philippines il y a trente ans car aujourd’hui beaucoup d’éléments essentiels de la tradition ont disparu. Il y a trente ans avant de couper un cocotier sur notre plage on a dû faire venir le chaman qui a demandé l’autorisation aux esprits de couper cet arbre. Aujourd’hui on coupe les arbres sans s’occuper des esprits. Aujourd’hui les jeunes Philippins ne croient plus au kikik, cet être surnaturel mi-homme, mi-oiseau, qui dévore les bébés dans le ventre de leur mère. Mon épouse y croit ! Elle a même entendu son cri étant enfant ! Il y a trente ans j’ai vu un vieux pêcheur prendre un sigwaw (serpent marin) dans la main et jouer avec en rigolant. Le venin de ces serpents est le plus létal de la planète, une morsure et c’est la mort assurée ! Aujourd’hui les jeunes pêcheurs le tuent dès qu’ils en voient un. Il n’y a pas de mot pour dire au revoir en bisaya. Il ne faut jamais dire au revoir car ça porte malheur ! Aujourd’hui on dit bye bye sans aucun problème ! La découverte de ce monde oublié m’a permis de publier le livre « Découverte de la culture philippine » il y a quelques années. Enfin je dois dire que je suis officier dans l’ordre chevaleresque philippin les Chevaliers de Rizal.

     Enfin, afin que vous sachiez vraiment à qui vous avez affaire, un dernier aspect de ma personnalité. Je suis aussi un peu artiste. Passionné par la musique américaine je connais tous les standards du rock des années 50, du blues et de la country. J’ai même un petit talent d’auteur de chansons. J’écris des chansons depuis l’âge de quinze ans, paroles et musique, mais comme je suis un mauvais musicien je n’ai pas la prétention ridicule de me baptiser auteur-compositeur comme certains. Je me dis plus modestement simplement auteur-mélodiste. Je ne compose pas, je me contente de trouver un air qui correspond aux paroles. Mais restons en là, revenons à nos moutons, l’Atlantide.

                     L’Atlantide chez les auteurs de l’Antiquité : (A???????)    

     Que savons-nous de l’Atlantide ? Ce sont les propos de Platon (Vème siècle av J-C) qui nous l’ont fait connaître mais en vérité un certain nombre d’autres auteurs grecs en avaient déjà parlé avant lui. Déjà Homère (VIIIème siècle av J-C) nous a parlé de l’île océane (dans l’atlantique) habitée par Calypso fille d’Atlas (Atlas revient souvent pour parler du peuple de l’extrême occident). Hécatée d’Abdère (IVème siècle av  J-C), l’ami d’Alexandre le grand, lui, a mentionné les Atlantes dans son « Histoire des Hyperboréens ». Hérodote (Vèmesiècle        av J-C), le père de l’Histoire, place les Atlantes en Afrique du nord. Il a écrit : « La montagne Atlas est ronde, les habitants sont les Atlantes, au-delà des colonnes d’Hercule ». Thucydine (Vèmesiècle av J-C) a écrit : « La mer déferla sur l’île d’Atlantès ». Théoponte, lui aussi, mentionna les Atlantes dans ses écrits. Théophraste à son tour (IVèmesiècle av J-C) parla d’un cataclysme qui engloutit l’Atlantide. Apollodore (IIème siècle) : « Les  pommes d’or enlevées par Hercule sont dans l’Atlantide des Hyperboréens ». Diodore de Sicile (Iersiècle av J-C) nous dit que l’Atlantide avait une terre prospère, un pays riche rempli de grandes villes. Les Atlantes prétendent que les dieux avaient pris naissance sur les côtes maritimes de leur pays. Diodore est celui qui en a écrit le plus sur l’Atlantide, bien plus que Platon. Il dit aussi que c’était une grande île au-delà des côtes d’Afrique. Diodore nous dit encore que les Atlantes d’Afrique étaient les mieux policés de la région. Les Amazones habitaient à l’extrémité de la Terre à l’occident de l’Afrique, au couchant d’un lac, au pied de la plus haute montagne que les grecs appellent Atlas. Les premiers peuples qu’elles attaquèrent furent les Atlantes. Il nous dit aussi : « Les Atlantes habitent une contrée maritime très fertile. Ils diffèrent de tous leurs voisins par leur piété envers les Dieux et par leur hospitalité. Ils prétendent que c’est chez eux que les Dieux ont pris naissance et le plus fameux de tous les poètes de la Grèce paraît être de cet avis lorsqu’il fait dire à Junon : « Je vais voir sur les bords du terrestre séjour l’océan et Thétis dont nous tenons le jour ». Le premier roi de l’Atlantide fut Uranus. Il retira les hommes de la vie sauvage et les rassembla dans des villes. Son empire s’étendait presque par toute la Terre mais surtout du côté de l’occident et de septentrion. Il enseigna les arts, sans doute les plus simples et ce qui est plus fort, mais pourtant positif, il avait des connaissances astronomiques. Uranus eut 45 enfants. Parmi les enfants d’Uranus furent Hyperion, Atlas et Saturne. Ses filles aînées furent Basilée et Rhée. Hyperion, en succédant à son père épousa sa sœur Basilée. Leur bonté, leur bonheur des peuples sous leur empire, tout ce qui offusque les méchants, indisposa les Titans, frères d’Hyperion. Ils résolurent de le tuer avec son fils Hélius. Ils égorgèrent le père et noyèrent le fils dans l’Eridan. Lorsque la nouvelle vint au palais, Selené sœur d’Hélius, se précipita et se donna la mort. Basilée, leur mère, avec une tendresse incrédule, chercha du moins le corps de son fils le long du fleuve, la lassitude l’endormit. Hélius lui apparut en songe. Il lui apprit que le feu sacré, conservé dans le ciel, porterait désormais son nom, que l’astre de la nuit, nommé d’abord Mené, s’appellerait comme sa sœur Selené ou la Lune. La mère, affligée, eut chaque jour la douceur de voir paraître son fils après l’aurore et de le regretter avec sa fille pendant la nuit. Je n’ai pas besoin d’observer que ce récit, soit histoire ou fable, renferme l’histoire reçue en Egypte d’Osiris, qui périt dans les embûches de Typhon et d’Isis cherchant les restes de son fils Horus et de son époux le long du Nil. C’est une preuve non équivoque de la parenté entre les deux peuples. Le fils d’Atlas est Vénus ou l’étoile du soir. Ses filles nommées Maïa, Electre, Taygere, Mérope, Alcyone et Cœleno sont connues toutes sept sous le nom d’Atlantides. Ces princesses furent placées après leur mort dans le ciel où elles sont restées sous le nom des sept Pléiades. C’est donc chez les Atlantes que repose la base de la théologie grecque. C’est en même temps la source de la mythologie égyptienne ». Un scholiaste grec a écrit une scholie sur le premier livre de la République et raconte qu’on portait dans les grandes panathénées un péplum où était représentée la guerre des dieux contre les Géants et dans les petites panathénées un autre péplum où était représentée la guerre des Athéniens contre les Atlantes. De leur côté les Egyptiens mentionnaient un continent loin vers l’ouest qu’ils appelaient Amentep (amen = ouest). Crantor (IIIèmesiècle av J-C), mort 33 ans après Platon, racontait que de son temps les prêtres égyptiens avaient soin de montrer aux Grecs des colonnes dans un temple de Saïs où ils affirmaient que l’histoire de l’Atlantide se trouvait écrite. Le prêtre de Saïs s’appelait Paténéït. Celui d’Héliopolis Ochaapis et celui de Sebennytos Ethémôn. Solon, lui, parle même de textes écrits. Strabon (Ier siècle après J-C) nous dit : « Il est fort possible que l’histoire concernant l’île Atlantide ne relève pas de l’imagination ». Poseidonius        (IIème siècle après J-C) nous dit à son tour : « Au-delà des colonnes d’Hercule est un vaste territoire appelé Poseidonis ou Atlanta ». Plus tard Proclus (Vème siècle après J-C) a écrit : « La fameuse Atlantide n’existe plus, mais il n’est guère possible de douter qu’elle existât jadis ». Ælien (IIème siècle) rapporte que selon une légende trouvée chez Théopompe, qu’il existait loin vers l’ouest un vaste empire habité par les Merops qui avaient pour chef Meropa, fille d’Atlas. Marcus Terentius Varro (Ier siècle av J-C) nous dit que le roi de Corse et de Sardaigne a été vaincu sur mer par le roi atlante. Le Romain Pline l’ancien (Ier siècle après J-C) parle d’une île adossée à l’Atlas nommée Atlantis. Dans une description de l’Afrique il écrit : « Le Nigris a la même nature que le Nil. Il produit le roseau, le papyrus et les mêmes animaux. La crue s’en fait aux mêmes époques – à côté les Atlantes, les Aegipans, demi-bêtes, les Blemmyes – les Atlantes, si nous ajoutons foi aux récits, ont perdu leur caractère de l’humanité. Ils n’ont point entre eux de noms qui les distinguent. Ils regardent le soleil levant et le couchant en prononçant des imprécations terribles, comme contre un astre funeste à eux et à leurs champs ». On sait qu’il y avait des Mégalithiques au Maroc puisqu’ils nous ont laissé un magnifique cromlech. Et le fait qu’ils s’adressent à leur dieu au lever et au coucher du soleil indique bien que ces Atlantes étaient bien nos ancêtres de l’âge du bronze, adorateurs du soleil. Plus près de nous Jean-Sylvain Bailly, l’ami de Voltaire, dans ses « Lettres sur l’Atlantide et sur l’ancienne histoire de l’Asie » (1779), nous affirme : « Cette irruption des Atlantes est un grand évènement. On n’envahit point l’Europe et l’Asie sans opérer une révolution sur le globe ». Bailly lisait le grec et le latin, ce qui lui permit de tirer son opinion sur l’Atlantide des auteurs de l’Antiquité. Il nous rapporte, par exemple, les paroles d’un prêtre égyptien s’adressant à des Grecs : « Vous ne savez pas quelle était dans votre pays la plus belle et la meilleure génération d’hommes qui ait jamais existé. Il n’en est échappé qu’une faible semence dont vous êtes les descendants. Nos écrits rapportent comment votre République a résisté aux efforts d’une grande puissance, qui sortie de la mer Atlantique, avait injustement envahi toute l’Europe et l’Asie ». Notons que l’Atlantide est toujours située au-delà des colonnes d’Hercule. Pour certains c’est forcément l’océan atlantique et même l’Amérique. En réalité c’est simplement l’Europe occidentale qui est bel et bien située au delà des colonnes d’Hercule.  La recherche de l’Atlantide a pris une envergure sérieuse en 2005 avec la première grande conférence internationale intitulée « L’hypothèse Atlantide, à la recherche d’une terre perdue » tenue à Milos, en Grèce,  du 11 au 13 juillet. Ce sont trois scientifiques grecs qui prirent l’initiative de ce cycle de conférences : Michael Fytekas, Antonis Kontaratos et Stravos Papomarinopoulos.  Après Milos la deuxième conférence se déroula à Athènes les 10-11 novembre 2008, puis à Santorin les 25-26 juin 2011. Des scientifiques et des chercheurs de quinze pays y donnèrent des conférences mais aucun n’a parlé de l’Atlantide en Europe atlantique. Terminons ce chapitre avec Platon, celui qui est à l’origine de cette fantastique aventure qui a motivé des centaines d’auteurs depuis plus de deux-mille ans. Platon a parlé de l’Atlantide dans deux écrits, le Timée et le Critias. Crantor dans son « Commentaire sur le Timée » a confirmé l’existence des inscriptions égyptiennes. Dans le Timée on peut lire : « Les monuments écrits disent que votre cité détruisit jadis une immense puissance qui marchait insolemment sur l’Europe et l’Asie tout entières, venant d’un autre monde situé dans l’océan Atlantique. On pouvait alors traverser cet Océan ; car il s’y trouvait une île devant ce détroit que vous appelez, dites-vous, les colonnes d’Héraclès. Cette île était plus grande que la Libye et l’Asie réunies. De cette île on pouvait alors passer dans les autres îles et de celles-ci gagner tout le continent qui s’étend en face d’elles et borde cette véritable mer. Car tout ce qui est en deçà du détroit dont nous parlons ressemble à un port dont l’entrée est étroite, tandis que ce qui est au-delà forme une véritable mer et que la terre qui l’entoure a vraiment tous les titres pour être appelée continent. Or dans cette île Atlantide, des rois avaient formé une grande et admirable puissance, qui étendait sa domination sur l’île entière et sur beaucoup d’autres îles et quelques parties du continent. En outre, en deçà du détroit, de notre côté, ils étaient maîtres de la Libye jusqu’à l’Égypte, et de l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie. Or, un jour, cette puissance, réunissant toutes ses forces, entreprit d’asservir d’un seul coup votre pays, le nôtre et tous les peuples en deçà du détroit. Ce fut alors, Solon, que la puissance de votre cité fit éclater aux yeux du monde sa valeur et sa force. Comme elle l’emportait sur toutes les autres par le courage et tous les arts de la guerre, ce fut elle qui prit le commandement des Hellènes ; mais, réduite à ses seules forces par la défection des autres et mise ainsi dans la situation la plus critique, elle vainquit les envahisseurs, éleva un trophée, préserva de l’esclavage les peuples qui n’avaient pas encore été asservis, et rendit généreusement à la liberté tous ceux qui, comme nous, habitent à l’intérieur des colonnes d’Héraclès. Mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre et des inondations extraordinaires, et, dans l’espace d’un seul jour et d’une seule nuit néfastes, tout ce que vous aviez de combattants fut englouti d’un seul coup dans la terre, et l’île Atlantide, s’étant abîmée dans la mer, disparut de même. Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, cette mer-là est impraticable et inexplorable, la navigation étant gênée par les bas fonds vaseux que l’île a formés en s’affaissant ». Dans le Critias, Platon nous dit : « Les rois avaient des richesses en telle abondance que jamais sans doute avant eux nulle maison royale n’en posséda de semblables et que nulle n’en possédera aisément de telles à l’avenir. L’île leur fournissait tous les métaux durs ou malléables [vraisemblablement le plomb et l’étain] que l’on peut extraire des mines. En premier lieu, celui dont nous ne connaissons plus que le nom, (…) l’orichalque[l’airain, ou cuivre pur] ; c’était le plus précieux, après l’or, des métaux qui existaient en ce temps-là. L’île fournissait avec prodigalité tout ce que la forêt peut donner de matériaux propres au travail des charpentiers. De même, elle nourrissait en suffisance tous les animaux domestiques ou sauvages. Elle donnait encore et les fruits cultivés, et les graines qui ont été faites pour nous nourrir et dont nous tirons les farines. Ainsi, recueillant sur leur sol toutes ces richesses, les habitants de l’Atlantide construisirent les temples, les palais des rois, les ports ». Dans ce texte Platon décrit la cité atlante avec tant de menus détails très précis que l’on peut sincèrement douter de leur véracité. Par contre on peut effectivement croire que la cité atlante était bel et bien entourée de canaux circulaires avec un canal menant à la mer car ils étaient avant tout des marins. Selon Plutarque de Chéronée (1er siècle après J-C) Platon n’a pas eu le temps de terminer le Critias. Il nous dit aussi : « Il est vrai que Solon eut l’intention d’écrire l’histoire de la fable atlantique qu’il avait entendu raconter d’après les traditions de Saïs et qui concernaient les Athéniens ». Plutarque nous donne même les noms des prêtres qui ont parlé à Solon : Sonchis de Saïs et Psénophis d’Héliopolis. Critias, un cousin de Platon, a expliqué que cette histoire lui a été racontée par son grand-père Critias qui la tenait de son père Dropidès, qui la tenait de Solon, qui l’avait rapportée d’Egypte. De nombreux auteurs ont tenté de savoir quel était ce mystérieux métal orichalque. Je pense, comme Spanuth, qu’il pourrait s’agir en fait de l’ambre jaune. Platon donne la date de 9 000 ans pour la catastrophe. Tout le monde s’est engouffré dans cette date. Albert Slosman, grâce à son étude du zodiaque de Denderah, a même réussi à établir 9 792 avant J-C comme date exacte du cataclysme. C’est ahurissant le nombre incalculable d’élucubrations et de débilités les plus grotesques que l’Atlantide a générées depuis deux siècles. Et aujourd’hui ça continue sur You Tube, on atteint l’apothéose. En fait les Egyptiens avaient bien une année solaire avec douze mois de trente jours mais pour estimer le temps passé ils préféraient compter en lunaisons. Eudoxe (IVème siècle avant J-C) a écrit que les Egyptiens nommaient le mois année. Il y a donc sûrement eu une erreur de traduction. En réalité cette confusion entre année et lunaison est la seule explication plausible. 9 000 ans deviennent ainsi environ 750 ans… le cataclysme aurait donc eu lieu pas très longtemps avant l’invasion de l’Europe occidentale par les Celtes comme l’a suggéré Spanüth (750 + 570 = 1320). On ne peut pas parler de l’Atlantide sans parler du mystérieux « Livre de Thot ». Cet ouvrage issu de l’Egypte antique, aurait été écrit par Thot l’Atlante ! En réalité Thot est le dieu égyptien de la science, de la lune, de l’écriture, des nombres. Dans ce livre, Thot est un Atlante. Je ne vais pas donner le texte complet qui est plein de passages très ésotériques et magiques.  Je vais en livrer seulement ce qui peut nous intéresser : « Je suis Thot l’Atlante, maître des mystères, gardien de la mémoire ancestrale, roi, sage et mage. Dans les temps anciens mon peuple était grand. Ils étaient puissants parce que leur pouvoir venait du feu éternel. J’ai érigé au dessus de ce passage une énorme pyramide, en son sein j’ai construit une chambre secrète. J’ai construit la grande pyramide en m’inspirant de la pyramide naturelle des forces de la Terre ». Selon ce livre ce sont bien les Atlantes qui ont construit les pyramides, le feu éternel c’est le soleil.

                             L’Atlantide en Europe atlantique :

   Dans ma jeunesse, il y a bien longtemps, je me souviens avoir passé quelques semaines sur les bancs de l’ancienne bibliothèque nationale, rue de Richelieu, à lire tout ce qui avait été écrit sur l’Atlantide. J’avais passé également une semaine dans les locaux de la revue Atlantis à consulter tous leurs numéros. A l’époque je m’intéressais à tout ce qui était mystérieux sur la planète, les hommes sauvages, la prostitution sacrée, les mégalithes, l’Atlantide. Il y a eu des centaines, certains disent 2 000 écrits concernant l’Atlantide. On l’a située partout, en Amérique, en Afrique, au Sahara, à Santorin, dans la mer du Nord, en Egypte, au Yémen, au Spitzberg, en Asie du sud-est, en Bulgarie et jusqu’en Antarctique, absolument partout ! Même le sage Montaigne s’est mis de la partie. Le chapitre XXX de son premier livre est consacré à l’Atlantide. Mais il eut l’intelligence de ne pas proposer d’emplacement pour l’île mythique. Il se contenta d’expliquer que l’Amérique ne pouvait être l’Atlantide car c’était un continent, pas une île. Pour lui l’Atlantide s’étendait en Europe : « Les roys de cette contrée là, qui ne possédaient pas seulement cette île mais s’estoyent estendus dans la terre ferme si avant qu’ils tenaient de la largeur d’Afrique jusques en Ægypte et de la longueur de l’Europe jusques en la Toscane ». Comme la très grande majorité des gens, il pensait que l’Atlantide était une île mais malgré tout il plaçait bien l’Atlantide en Europe et dans le nord de l’Afrique. Sans le savoir il avait vu juste ! Depuis quelques décennies quelques chercheurs ont osé émettre l’hypothèse que l’Atlantide était chez nous, sur la terre de nos ancêtres. Aujourd’hui, après des années de recherches, je pense effectivement qu’ils ont raison. L’Atlantide était bel et bien l’Europe atlantique, l’Europe des mégalithes. Le premier à avoir enfin situé l’Atlantide en Europe est Paul Le Cour, le fondateur d’Atlantis, qui publie en 1931 « A la recherche d’un monde perdu ». Il associe l’Atlantide à Hyperborée. Le pasteur allemand Jürgen Spanüth avec son livre « L’Atlantide retrouvée » en 1954 (réédité en 1977) place l’Atlantide en Europe. C’est son intérêt pour les « peuples de la mer » qui l’a ramené en Europe. Il a constaté que les bateaux et les armes utilisés par ce peuple n’avaient rien à voir avec la Méditerranée mais provenaient bien d’Europe du nord. Il est allé à Médinet Habou observer les hiéroglyphes. Il data le cataclysme à 1220 avant J-C. Je pense qu’il a raison, je le date également de cette période. Il situa le site de la cité engloutie au cœur de la mer du nord sur l’île d’Heligoland. Pensant que l’Atlantide était une île et la situant au cœur de l’Europe, il n’y a qu’une seule île dans la mer du Nord. Je ne suis évidemment pas du tout d’accord avec lui. En 1957 l’historienne Catherine-Jean Cordeau publie le livre « Poséidonis » consacré à l’Atlantide. Pour elle l’Atlantide était bien l’Europe occidentale. En 1969 l’auteur anglais John Michell publie « The new view over Atlantis » lié aux mégalithes. Ensuite le polytechnicien Jean Deruelle publia « De la préhistoire à l’Atlantide des mégalithes » en 1990, un très beau livre bien documenté, dans lequel il démontre que la fabuleuse Atlantide était tout simplement chez nous, en Europe atlantique. En 2004 un géographe suédois, Ulf Erlingsonn, publie le livre « Atlantis, from a geographer perspective », jamais traduit en français. Dans ce livre il démontre que l’Atlantide était bel et bien l’Europe des mégalithes mais il en conclut que l’île Atlantide était l’Irlande. Quelques années plus tard, en 2007, Sylvain Tristan, enthousiasmé par le livre de Deruelle, lui emboîta le pas avec « L’Atlantide, le premier empire européen ». Là je suis entièrement d’accord avec lui. Non seulement c’était bien le premier empire européen mais c’était même le premier empire sur Terre, près de quatre mille ans avant l’empire de Chine. Sylvain Tristan est un professeur d’anglais qui, comme moi, était très intrigué par les grands mystères du monde. Après Sylvain Tristan le lieutenant-colonel Jean-Emile Mourey publie un document sur internet en 2016 : « L’Atlantide, c’était la Gaule ! ».  Avec lui cela devient très clair, l’Atlantide était bien sur notre territoire, pas au milieu de la mer du nord. En 2019 un jeune normand passionné par la culture mégalithique, Oleg de Normandie, publie : « Le secret de l’Atlantide ». Lui aussi est persuadé que l’Atlantide était bien la civilisation mégalithique d’Europe atlantique mais il souscrit à l’hypothèse de Spanüth pour Héligoland.  La vérité est que ce sont les Grecs qui ont appelé Atlantide, soit pays des Atlans, la civilisation de l’âge du bronze d’Europe atlantique. C’est clair et net, ce n’était pas une île !

                                                Mon Atlantide :

     Depuis deux-mille ans beaucoup de gens se sont mis à chercher l’emplacement de l’Atlantide. Tout d’abord il faut savoir que pour les Grecs l’Atlantide (pays des Atlans) était la civilisation de l’âge du bronze d’Europe atlantique. La tradition la situe au-delà des colonnes d’Hercule (détroit de Gibraltar) et elle ne peut donc en aucun cas se situer en Méditerranée. Au-delà des colonnes d’Hercule c’est l’Atlantique ! La légende ne parle pas non plus d’éruption volcanique mais d’un tremblement de terre. La thèse de l’île Santorin ne tient donc pas debout. Les 9000 ans de Platon sont en réalité 9000 mois (Eudoxe).  Le professeur Stravos Papadopoulos, géophysicien à l’université de Patras, atlantologue émérite, a apporté un élément nouveau très important concernant le texte de Platon. Connaissant le grec ancien il affirme que le terme nesos employé par Platon et traduit par île, avait en fait cinq sens différents. Il pouvait aussi bien désigner un promontoire, une péninsule, une côte et même une terre à l’intérieur d’un continent entourée de lacs, de rivières ou de sources et ça change tout ! L’Atlantide n’était donc pas du tout forcément une île ! Le site que je désigne correspond parfaitement à cette description, un endroit entouré d’eau ! C’est un terrain d’environ huit hectares. Aujourd’hui il appartient au Domaine maritime, ce n’est pas un terrain privé. Il est en friche et très difficile d’accès. Le petit chemin y conduisant n’est pas entretenu et il est difficilement praticable. Il n’y a plus que les chasseurs qui y mettent les pieds. On sait que la Bretagne est la région possédant le plus grand nombre de monuments mégalithiques avec Carnac et le plus grand menhir jamais érigé à Locmariaquer. On peut en penser que la Bretagne était le centre historique du peuple de l’âge du bronze. Leur souverain devait donc tout logiquement résider dans le secteur et non pas au Danemark ni au Maroc. Leurs maisons étaient en bois ou en terre et c’est évident qu’un raz de marée, comme la tempête Xynthia, pouvait tout emporter en un clin d’œil. Même une tempête comme celle de 1999 qui a arraché tous les gros arbres pouvait balayer en un clin d’œil un village de maison de bois comme un fétu de paille. La catastrophe a marqué les esprits parce qu’il s’agissait du village royal mais ce n’était pas un cataclysme apocalyptique avec éruption volcanique, et engloutissement de tout un pays au fond des abysses comme beaucoup d’auteurs l’ont imaginé. C’est à cause, ou grâce à Raymond Péchereau, l’auteur du livre « Le golfe des Pictons » (2011) que j’ai pensé que l’Atlantide pouvait se situer au nord de La Rochelle. J’ai rencontré ce monsieur dans un salon du livre il y a quelques années. Il disait qu’un énorme raz de marée avait ravagé la région du golfe des Pictons dans les temps anciens. Je lui ai demandé quelles étaient ses sources ? Il m’a dit qu’il l’avait lu dans une revue mais a oublié exactement laquelle. C’est dommage. Ce monsieur possède un bateau et il navigue souvent dans la baie de l’Aiguillon. Je lui ai parlé de cette histoire de bas fonds vaseux impraticables. Il m’a dit que le fond de la mer se modifie en permanence. Chaque année c’est différent et ça change après chaque tempête. Cette histoire de bas fonds vaseux m’a toujours interloqué. Je ne comprenais pas comment cela était-il possible. La légende ne dit pas que l’île a disparu engloutie sous les flots. La légende dit qu’après la catastrophe on ne pouvait plus y accéder à cause des bas fonds vaseux. S’il s’agit d’une île au milieu de l’océan comme Heligoland c’est impossible. S’il s’agit d’une côte habituelle c’est également impossible. Mais ici c’est possible car l’accès au site c’est l’Anse de l’Aiguillon, ce n’est pas la pleine mer. De chaque côté de l’anse de l’Aiguillon ce sont des petites plages. Il y en a pas mal, mais ce ne sont pas des plages de sable. Ce sont des plages de vase !  C’est très rare, très étonnant, exceptionnel, mais c’est la réalité ! En ce qui concerne les bas fonds vaseux, la Baie de l’Aiguillon, c’est l’apothéose ! La couleur de la mer est grise ! Ce n’est que de la vase partout et même le terrain dont je parle a été baptisé « Les vases ». Après un violent raz de marée, une accumulation d’alluvions a pu effectivement rendre la mer impénétrable pendant les heures qui ont suivi la catastrophe. Ce phénomène n’a pas perduré mais dans la tradition ce sont ces quelques heures qui sont restées. Ce phénomène ne peut pas se produire le long d’une côte habituelle mais a très bien pu se produire ici dans l’Anse de l’Aiguillon. C’est ce qui me conforte dans mon hypothèse. Platon nous dit que le site est entouré d’eau et rejoint la mer. C’est effectivement le cas de cet emplacement entouré par la Sèvre niortaise et à un kilomètre de la mer. Le problème est que cela va être extrêmement difficile de prouver qu’il y avait là un village à l’âge du bronze. Les maisons étant en bois il n’en reste plus rien. On n’érigeait pas de dolmen ni de menhir au milieu des villages. Les dolmens étant des sites sacrés en adoration du soleil ils étaient forcément à l’écart des villages. Tout ce qui était en bois a été emporté par les flots. Toutes les poteries ont été détruites. Il ne restait sur place que les objets en bronze très lourds, épées et haches. Il est bien évident que nos ancêtres ont fait le ménage le lendemain de la catastrophe ! Il ne reste donc plus rien ! Si le raz de marais s’est produit la nuit pendant que tout le monde dormait, il se peut qu’il n’y ait eu aucun survivant ! Par conséquent la mort de toute la famille royale a forcément été ressentie comme un drame national. Pour quelle raison cet événement a-t-il été transcrit sur les colonnes d’un temple égyptien ? A l’époque il n’y avait que deux grandes civilisations sur la planète, l’âge du bronze d’Europe atlantique et l’Egypte. Nos ancêtres, marins et navigateurs, non seulement commerçaient dans toute la Méditerranée mais ils occupaient même toute l’Afrique du nord depuis le Maroc jusqu’à Siwa. Ils étaient donc très liés à l’Egypte. La meilleure preuve en est la construction des pyramides. Les pyramides sont l’apothéose de la civilisation de l’âge du bronze, civilisation basée sur la géométrie. Grâce aux architectes et tailleurs de pierres égyptiens ils ont pu réaliser ces chefs d’œuvre de géométrie ce qui était impossible en Europe. Diodore a écrit aussi qu’il y avait en Egypte des grands prêtres astronomes et astrologues très recherchés. C’étaient encore nos ancêtres de l’âge du bronze expatriés en Egypte. Bref, cette catastrophe, survenue chez nous, a été transmise aux Egyptiens, une chance pour nous car étant donné qu’il était interdit d’écrire aux prêtres, sans les Egyptiens on n’aurait jamais eu connaissance de cette catastrophe. Etant donné la situation de ce site ce n’est pas du tout étonnant qu’il ait été choisi par le roi pour y installer son village. Un endroit entièrement entouré d’eau c’est rarissime. A vrai dire je pense même que c’est unique dans toute la région. Mais c’est tellement exceptionnel qu’on est légitimement en droit de se poser la question si ce site est naturel ou artificiel ? Nos ancêtres de l’âge du bronze étaient de grands bâtisseurs de mégalithes mais ils étaient également des experts en matière de terrassement. Le grand fossé d’Avebury long de 335 mètres mesure 21 mètres de large et 11 mètres de profondeur, bien plus profond qu’un lit de rivière. N’oublions pas les collines artificielles colossales comme Silbury hill ou Glastonbury Tor.  A côté, détourner la Sèvre Niortaise était un jeu d’enfant ! De toute façon qu’il soit naturel ou artificiel ce site est réellement idéal pour un village royal, entouré d’eau et relié à la mer. Dans la région une légende parle d’un violent tremblement de terre dans les temps anciens qui aurait séparé l’île d’Aix du continent ? Auparavant l’île aurait été reliée à Fouras.  Un tel séisme aurait évidemment provoqué un  raz de marais d’une violence paroxysmique. En 814 un très violent tremblement de terre s’est produit dans le secteur. Cela pour dire que la survenue d’un tremblement de terre est tout à fait plausible. La légende de l’Atlantide parle bien d’un tremblement de terre…

      J’ai demandé conseil à Grégor Marchand, archéologue, directeur de recherches à l’université de Rennes. Voici ce qu’il m’a répondu : «Pour répondre à vos interrogations, plusieurs voies s’offrent : prospections géophysiques, prospections aériennes ou encore fouilles. Ce sont évidemment des méthodes dispendieuses qui impliquent un travail collectif ». Je suis évidemment incapable d’entreprendre seul de tels travaux. J’espère qu’un jour la DRAC va prendre en compte mon hypothèse et entreprendre ces recherches.    

                   A un kilomètre de l’Anse de l’Aiguillon entouré par la Sèvre niortaise

                                  Ouvrages du même auteur :

Le grand héritage de nos ancêtres de l’âge du bronze. éd des régionalismes  2012

Les Némadis, chasseurs-cueilleurs du désert mauritanien.  EDILIVRE   2013

Découverte de la culture philippine.  EDILIVRE  2013

Une famille française dans un village philippin après le super typhon Yolanda.  EDI… 2015

Bibliographie de la langue saintongeaise.  édition des régionalismes  2015

Les cousins sont rendus. Pièce de théâtre en patois saintongeais. L’Angérien 1er mai 2015

Surpopulation, l’alerte mondiale.  Dualpha 2019

La fabuleuse histoire de nos ancêtres de l’âge du bronze, les Atlantes. 2021

Qui était le peuple des mégalithes ? D’où venait-il ?  Amazon  2021

Chansons, paroles et musique : Merlin Kennimann sur You Tube

                             Quatrième de couverture :

     Le mythe de l’Atlantide est certainement le plus ancien et le plus connu du monde. Des centaines de livres ont été publiés à son sujet. Des dizaines de scientifiques ont cherché son emplacement. On l’a placé sur toute la planète, jusqu’en antarctique. Jean-Michel Hermans, ethnologue, scientifique sérieux spécialisé sur la civilisation des mégalithes, a fait quelques découvertes qui lui ont permis de découvrir l’endroit qui correspond à ce que dit la tradition, un village entouré d’eau, au bord de la mer. L’Atlantide n’était pas une île au milieu de l’océan, c’était simplement le village royal de la civilisation de l’âge du bronze. Ce village a été balayé par un raz de marée comme la tempête xynthia. Curieusement le village se situe juste à côté. A l’époque les maisons étaient en bois et par conséquent tout a été balayé. La catastrophe a été conservée dans la tradition parce qu’il s’agissait du village royal.